Jardiniers du monde

L’AISBL Jardinier du Monde – www.jardinierdumonde.be a pour but l’accompagnement de l’émergence d’une nouvelle conscience, elle s’inscrit dans un nouveau paradigme : pour nous l’humain fait partie de la nature, de la vie. Hors la vie a un projet et ce projet est connu des scientifiques sous le nom d’évolution. L’évolution c’est cette tendance des systèmes vivants à se complexifier, à aller vers des organismes et des écosystèmes de plus en plus complexes, structurés, connectés.

Dès lors le but de l’existence humaine devrait être de contribuer à ce projet du vivant, et l’humain dispose précisément de ressources rares pour lui permettre de porter plus loin ce projet. L’humain n’est pas de trop, il est là pour être le jardinier du monde qui l’entoure : planter une graine à tel endroit, en fonction d’un plan mental, d’une vision, sélectionner des être vivants et les combiner dans de nouveaux agro-écosystèmes, tailler une branche pour créer une clairière, déplacer une pierre, voire même une montagne,…

Cette vision induit aussi un autre rapport au vivant, un rapport plus coopérant, un rapport d’égalité, de respect, de solidarité que l’on peut appeler agroécologie.

Il ne s’agit plus d’imposer la volonté humaine contre la nature mais de faire une proposition et d’écouter la réponse, d’entamer un dialogue. Dans cette vision on cherche surtout à comprendre, à s’adapter, à co-construire avec d’autres créatures.

On plante un arbre, que va-t-il se produire ensuite ? L’arbre va-t-il bien se développer ou va-t-il rester rabougri, voire mourir ? Ici planter cet arbre est la proposition et ensuite on peut se mettre à l’écoute de la nature pour entendre la réponse, avant, éventuellement, de modifier la proposition ou d’en faire une autre.

Ce nouveau rapport coopératif s’inscrit dans une toute autre vision que celle portée par notre civilisation, il s’agit d’un rapport organique, bienveillant plutôt que d’un rapport hiérarchique, dominant, oppressif.

Contrairement à ce que notre civilisation a voulut croire, il n’y a pas de Roi de la jungle, les plus grosse bêtes se font invariablement manger par les plus petites, vers et insectes. Et toutes ces créatures contribuent à un grand ensemble organisé mais sans domination ou chacun a sa place et son utilité, l’humain compris.

Depuis 20 ans, j’ai créé, développé, imaginé plusieurs projets agricoles : projets de recherche agronomique, coopératives citoyennes, développement durable,..

En cours de route, j’ai développé un rapport aux autres et à mon environnement de moins en moins violent, de plus en plus coopératif, alliant agroécologie et gouvernance partagée.

J’ai récemment été interpellé par la démarche du mouvement antispéciste et le véganisme.

L’idée d’étendre le champs de l’empathie humaine à tout le règne animal est une idée remarquable et qui fait écho à Jardinier du Monde, mais cette idée a besoin de se confronter à la réalité, de descendre sur terre, et développer une agriculture compatible avec les plus hauts standards véganes est un défi passionnant que je souhaite relever.

En effet, une telle agriculture permettrait plus facilement d’atteindre également de hauts standards environnementaux et, notamment, de diminuer, voire d’inverser l’impact climatique de l’agriculture.

Je souhaite donc mettre à contribution mes compétences d’agronome et le savoir-faire de Jardinier du Monde dans le but de constituer une telle agriculture de façon à ce qu’elle puisse se développer à grande échelle.

Ir Benoît NOEL

Agronome, membre fondateur de Jardinier du Monde

Co-porteur du projet Vtopia

 

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